jeudi 11 février 2010

Cocon

Calée dans mon cocon douillet, je me rends compte que ça se craquelle autour.
Depuis l'extérieur, une lumière fend l'espace. Je sais qu'elle vient m'extraire de la torpeur dans laquelle je baigne depuis une éternité mais j'hésite, il fait encore froid. Saurais-je résister aux assauts de la vie ? Je me sens si vulnérable avec mon coeur ouvert, je me repose d'une guerre. L'ai-je gagnée ? Oui, je crois puisque je suis en paix et que cette lumière m'appelle.
Que m'est-il arrivé ?
Je me souviens que je n'ai pas tout le temps lutté contre l'ombre, j'y ai plongé aussi.
Je l'ai pénétrée comme une jungle, éprouvant presque du délice dans la crainte de m'y perdre. A force de trébucher, j'ai dû apprendre à voir malgré mes yeux obstinément fermés et affûter le regard qui déjoue les pièges des jolis reflets.
Je l'ai aimée cette ombre, pour tout ce qu'elle me révélait.
C'est fou comme les chimères sont attachantes, difficile de trancher les liens. L'arme que j'ai eu à utiliser, celle qui m'a le mieux défendue, m'a ouvert le coeur en faisant s'échapper les blessures retenues. Les souffrances m'ont quittée, je me sens mise à nu. Etrange sensation que de devoir faire le deuil de ses douleurs perdues.
Il en faut du courage pour être heureux.


10 commentaires:

eipho a dit…

Heureux de te revoir ici.

Portes-toi bien à présent
nous sommes aidés_

Paix sur toi mon Amie *

Saravati a dit…

Les cocons ne sont pas éternels, et quand on s'en libère, ce n'est pas toujours une délivrance.
Très contente de te relire, je t'embrasse !

Saravati a dit…

J'espère que tu vas bien.

Saravato a dit…

J'espère que tu vas bien.
Attendrais-t le temps des cerises pour réapparaître ?

Alf a dit…

"Etrange sensation que de devoir faire le deuil de ses douleurs perdues."
Et que dire de la sensation persistante qui se rappelle sans cesse, à chaque fois qu'un moment de bonheur passé et défendu ravive son souvenir ?
Je ne devrais pas être là... mais vous me manquez.
Mes amitiés sincères et malheureusement lointaine à la femme au fouet sauf si ces mots doux doivent blesser plus qu'ils ne veulent apaiser.

Angelina a dit…

Chers amis, je ne prends plus le temps d'écrire, mais je vais bien. De lire vos commentaires me donne envie de publier un nouveau texte. Promis, je m'y mets.

@Alf : beaucoup d'aventures que je te raconterais bien nous ont entrainés sur des rivages lointains, peuplés de chimères et de trésors enfouis. Tu manques aussi.

Saravati a dit…

Je viens ouvrir le cocon...personne !
Serais-tu devenue papillon ?

Angelina a dit…

Je sais Savarati, je manque à tous mes devoirs de blogueuse mais c'est comme ça, ma plume est sèche en ce moment. Le cocon est vide, le papillon est parti butiner les fleurs d'un monde qu'il avait envie de découvrir de plus près. Je garde ce blog, comme un lien avec vous, pour ne pas vous perdre, mes amis d'ici, en attendant d'avoir quelque chose à vous raconter. Merci de tes passages qui me font toujours plaisir.

saravati a dit…

Toc toc : puis-je entrer ?
Juste pour te souhaiter plein de belles choses pour l'année qui vient !

Cortisone a dit…

Vivement le temps des bourgeons...